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Face à l’Iran, l’ONU redoute un engrenage entre répression et menaces armées




Publié par Jehanne Duplaa le 16 Janvier 2026

Alors que l’Iran traverse une phase de tensions aiguës, l’ONU multiplie les mises en garde face à un enchaînement dangereux mêlant répression interne et menaces militaires extérieures. Dans un contexte régional déjà fragile, la situation iranienne concentre désormais les inquiétudes diplomatiques, sécuritaires et humanitaires les plus pressantes.



L’Organisation des Nations unies a tiré un signal d’alarme inédit sur l’Iran, pays au cœur d’une crise multidimensionnelle. Les tensions internes, nourries par une répression sévère des manifestations, se combinent à des déclarations militaires alarmantes. Pour l’ONU, ce cumul accroît le risque d’un embrasement dépassant largement les frontières iraniennes.

L’ONU face à des tensions internes sous haute surveillance

La situation intérieure en Iran constitue le premier facteur de préoccupation de l’ONU. Depuis la fin décembre 2025, des manifestations d’ampleur variable secouent de nombreuses villes. Toutefois, même si leur intensité aurait récemment diminué, ces mobilisations restent significatives et persistantes. Selon les Nations unies, cette contestation s’inscrit dans un climat de tensions durables, marqué par des restrictions de communication et un déploiement massif des forces de sécurité iraniennes. Par conséquent, l’ONU observe avec inquiétude l’évolution de cette dynamique interne, jugée instable et imprévisible.

Lors d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité, une haute responsable onusienne a souligné que la situation en Iran demeurait « fluide et profondément préoccupante », selon des propos rapportés par European Sting. De plus, les représentants de l’ONU ont insisté sur le fait que, malgré une baisse relative de la mobilisation, les tensions sociales restent vives. Ainsi, l’organisation redoute une aggravation rapide si les canaux de dialogue internes restent fermés, ce qui alimente un climat de défiance durable entre autorités et population.


L'ONU redoute une escalade militaire

Au-delà des frontières iraniennes, l’ONU s’inquiète de l’impact des déclarations militaires visant l’Iran. En effet, plusieurs responsables internationaux ont évoqué la possibilité de frappes, contribuant à une montée des tensions déjà explosives. Selon l’ONU, cette dimension externe constitue un facteur de volatilité majeur. Martha Pobee, assistante du secrétaire général, a averti que ces menaces « ajoutent de l’instabilité à une situation déjà combustible », d’après European Sting.

Par ailleurs, les États-Unis ont adopté un ton particulièrement ferme. Leur représentant auprès de l’ONU a déclaré que « toutes les options sont sur la table » face à la répression en Iran, selon AP News. Cette position a été immédiatement suivie d’une réponse iranienne, Téhéran avertissant qu’il riposterait à toute attaque. Dans ce contexte, l’ONU appelle à la retenue maximale, estimant que toute erreur de calcul pourrait provoquer une confrontation régionale aux conséquences imprévisibles, alors même que les tensions géopolitiques demeurent élevées au Moyen-Orient.


L’ONU exige retenue et enquêtes indépendantes

Sur le plan humanitaire, la situation en Iran suscite une inquiétude croissante au sein de l’ONU. Des milliers de personnes auraient été tuées depuis le début de la répression, selon des estimations évoquées lors des réunions internationales, rapportées par UN Geneva. En outre, plus de 18 000 arrestations ont été mentionnées dans des discussions onusiennes récentes.

Face à ces éléments, l’ONU réclame une enquête indépendante sur les violences commises en Iran. Elle met également en garde contre l’usage de la peine de mort à l’encontre de manifestants, rappelant que de telles pratiques aggraveraient encore les tensions. Selon les Nations unies, seule une désescalade simultanée sur les plans interne et externe peut éviter une détérioration irréversible. Ainsi, l’Iran se trouve à un carrefour critique, tandis que l’ONU tente de contenir une crise dont les ramifications dépassent largement le cadre national.




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