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Marine nationale : l’augmentation du nombre de sous-marins nucléaires, un problème insurmontable




Publié par le 9 Novembre 2022

Avec la récente augmentation du budget de la Défense, la France semble mettre le paquet pour doter ses armées de moyens destinés à répondre présentes en cas de conflit. Néanmoins, la question des sous-marins nucléaires semble épineuse.



Le nécessaire développement du nombre de sous-marins français

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Où aura lieu la prochaine crise mondiale ? Alors que la guerre en Ukraine, où la force sous-marine est loin d’être la dominante principale, les yeux sont rivés sur la zone indo-pacifique. Cette zone comprend de nombreux pays, qui possèderaient à eux-seuls 163 des 368 sous-marins d’attaque de la planète. Autant dire que si un conflit y éclatait, la France serait loin de faire le poids.

Parmi les dossiers au menu du développement des forces armées, figure notamment l’essor des forces sous-marines françaises. Depuis la dernière élection présidentielle, plusieurs propositions ont été faites en ce sens. Notamment la construction d’un septième sous-marin nucléaire de type Suffren ou Barracuda. Ou encore la conversion de deux SNLE pour les rendre capables d’emporter des missiles de croisière navals.

Le dilemme de Naval Group

Sur le papier, aucun problème. En réalité, l’augmentation du format de l’escadrille des SNA français pose, d’après le député Yannick Chenevar, par ailleurs rapporteur sur les crédits de la Marine nationale, des « problèmes insurmontables ». Et cela en raison du dilemme qui pèse sur Naval Group, l’industriel français en charge de la conception et de la production des sous-marins de l’Hexagone.

Naval Group est actuellement en train de boucler le programme Barracuda, qui devrait se clore en 2029. L’industriel devrait ensuite lancer le programme SNLE 3G. Or, si la France lui passe une commande supplémentaire pour augmenter son nombre de submersibles, Naval Group n’aurait pour autre choix que de reporter les crédits alloués au programme SNLE 3G, sur la construction de ces sous-marins. Ce qui entraînerait plusieurs années de retard, et à terme, la fragilisation de la modernisation de la dissuasion nucléaire française…



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