Un choix énergétique dicté par la contrainte, aux implications industrielles lourdes
Le feu vert accordé par Bruxelles, le 21 janvier 2026, à la construction de nouvelles centrales à gaz marque un tournant pour l’Allemagne. Berlin prévoit dès 2026 des appels d’offres portant sur 12 GW de capacités pilotables, dont 10 GW de centrales à gaz, avec une mise en service attendue d’ici 2031. Officiellement, l’objectif est clair : sécuriser l’approvisionnement électrique d’un pays dont le mix repose désormais majoritairement sur l’éolien et le solaire, après la sortie complète du nucléaire.
Sur le plan industriel, ce choix n’est pas neutre. Il implique des investissements massifs dans des infrastructures fossiles, une dépendance accrue aux importations de gaz, et une exposition durable aux tensions géopolitiques sur l’énergie. À terme, le gouvernement allemand évoque jusqu’à 20 GW de nouvelles centrales à gaz. Pour un pays moteur de l’industrie européenne, ce recours structurel au gaz devient un facteur de vulnérabilité stratégique, notamment en cas de crise prolongée sur les chaînes d’approvisionnement énergétiques.
Sur le plan industriel, ce choix n’est pas neutre. Il implique des investissements massifs dans des infrastructures fossiles, une dépendance accrue aux importations de gaz, et une exposition durable aux tensions géopolitiques sur l’énergie. À terme, le gouvernement allemand évoque jusqu’à 20 GW de nouvelles centrales à gaz. Pour un pays moteur de l’industrie européenne, ce recours structurel au gaz devient un facteur de vulnérabilité stratégique, notamment en cas de crise prolongée sur les chaînes d’approvisionnement énergétiques.
L'avantage nucléaire de la France et sa supériorité carbone dans un contexte de rivalité européenne
À l’inverse, la France conserve un atout central dans la compétition industrielle européenne : une production électrique pilotable, bas-carbone et largement domestique. En 2025, l’intensité carbone moyenne de l’électricité française s’est établie à 27 gCO2e par kWh, contre 328 gCO2e par kWh en Allemagne.
Ce différentiel a des conséquences directes sur la compétitivité industrielle, la souveraineté énergétique et la résilience en cas de choc. Là où l’Allemagne doit renforcer ses capacités fossiles pour compenser l’intermittence des renouvelables, la France sécurise son réseau sans dépendre massivement du gaz. Malgré les procédures, contraintes réglementaires et sanctions répétées de l’Union européenne, Paris dispose ainsi d’un levier stratégique que Berlin a volontairement abandonné. Dans un contexte de réindustrialisation, de tensions géopolitiques et de montée en puissance des besoins électriques militaires et civils, cet écart énergétique devient un facteur de puissance à part entière.
Ce différentiel a des conséquences directes sur la compétitivité industrielle, la souveraineté énergétique et la résilience en cas de choc. Là où l’Allemagne doit renforcer ses capacités fossiles pour compenser l’intermittence des renouvelables, la France sécurise son réseau sans dépendre massivement du gaz. Malgré les procédures, contraintes réglementaires et sanctions répétées de l’Union européenne, Paris dispose ainsi d’un levier stratégique que Berlin a volontairement abandonné. Dans un contexte de réindustrialisation, de tensions géopolitiques et de montée en puissance des besoins électriques militaires et civils, cet écart énergétique devient un facteur de puissance à part entière.

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