Une démonstration technologique inédite
L’essai s’est déroulé au Centre de formation et d’essais en vol AKINCI, à Çorlu, où les deux appareils ont décollé successivement avant d’évoluer de manière synchronisée. Grâce aux logiciels d’autonomie développés en interne par Baykar, les deux avions ont exécuté un vol en patrouille rapprochée sous contrôle algorithmique, ajustant en temps réel leurs positions respectives. Cette capacité marque un changement de paradigme dans la conduite des opérations aériennes, jusqu’ici réservées à des formations d’avions pilotés.
Vers des missions de combat coordonnées sans pilote
Au-delà de la simple démonstration, l’essai a intégré une mission de CAP (Combat Air Patrol), l’un des piliers du combat aérien moderne. Les trajectoires ont été prédéfinies et suivies de manière autonome par les appareils, validant la possibilité de confier à des flottes de drones de combat des missions de surveillance, d’interception ou de protection de zones sensibles. À terme, plusieurs plateformes KIZILELMA pourraient opérer sous la direction d’un appareil leader, ouvrant la voie à des essaims aériens coordonnés.
Une trajectoire d’innovations successives
Cette réussite s’inscrit dans une série de jalons technologiques. Le 29 novembre 2025, au large de Sinop, le KIZILELMA avait déjà marqué les esprits en détruisant une cible aérienne hors portée visuelle à l’aide d’un missile GÖKDOĞAN, guidé par le radar AESA MURAD développé par ASELSAN, et conçu par TÜBİTAK SAGE. Il devenait alors le premier avion de combat sans pilote à abattre une cible aérienne à réaction en BVR.
Commentant le vol en formation autonome, Selçuk Bayraktar, président du conseil d’administration de Baykar, a salué « une première mondiale », tandis que le directeur général Haluk Bayraktar insistait sur une innovation « pas copiée, mais inventée ».
Avec cette démonstration, le programme KIZILELMA confirme l’ambition turque de s’imposer comme un acteur central de l’aviation de combat autonome. La capacité de vols en formation totalement autonomes préfigure une transformation profonde des doctrines aériennes, où la coordination algorithmique pourrait, à terme, redéfinir l’équilibre entre plateformes pilotées et systèmes sans pilote.
Commentant le vol en formation autonome, Selçuk Bayraktar, président du conseil d’administration de Baykar, a salué « une première mondiale », tandis que le directeur général Haluk Bayraktar insistait sur une innovation « pas copiée, mais inventée ».
Avec cette démonstration, le programme KIZILELMA confirme l’ambition turque de s’imposer comme un acteur central de l’aviation de combat autonome. La capacité de vols en formation totalement autonomes préfigure une transformation profonde des doctrines aériennes, où la coordination algorithmique pourrait, à terme, redéfinir l’équilibre entre plateformes pilotées et systèmes sans pilote.

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