Enderi

Accueil
Envoyer à un ami
Version imprimable

Au Mali, l’État islamique a pris la ville de Talataye




Publié par le 8 Septembre 2022

Zone stratégique, située à 150 kilomètres de Gao, la ville de Talataye a été capturée mardi 6 septembre par les djihadistes de l’État islamique au grand Sahara.



Talataye reprise par les djihadistes

Au Mali, l’État islamique a pris la ville de Talataye
La situation se complique au Sahel. Après d’âpres combats, les djihadistes de l’État islamique au grand Sahara se sont emparés mardi 6 septembre de la ville de Talataye. Cette localité, véritable zone stratégique, se situe à seulement 150 kilomètres de l’une des plus grandes villes du Mali, Gao. Il s’agit par ailleurs d’un point de confluence entre les zones d’influence de plusieurs groupes armés.

Une poudrière donc. Depuis le début du conflit au Mali, en 2012, Talataye est d’ailleurs régulièrement le théâtre de violents combats. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé mardi 6 septembre, sans que l’on puisse avoir pour l’instant un bilan des combats. Pour les observateurs, cette prise de Talataye manifeste la volonté d’extension de l’État islamique au grand Sahara (EIGS).

Une zone qui échappe au contrôle du pouvoir malien

Depuis le départ de l’armée française avec la fin de l’opération Barkhane, les djihadistes multiplient les incursions au-delà de la zone qu’ils contrôlent déjà. Ce que l’on sait, c’est que l’EIGS ne se bat pas seulement contre l’armée malienne. D’autres acteurs, encore mal identifiés en raison des difficultés d’accès des informations, ont également eu maille à part avec les djihadistes.

D’autres groupes, comme les djihadistes rivaux du Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM), qui a prêté allégeance à Al-Qaïda, sont également très implantés dans cette zone désertique. Pour rappel, la zone de Talataye échappe encore totalement au contrôle de l’État malien. Comme une grande partie du pays.




Nouveau commentaire :

ENDERI promeut la liberté d'expression, dans le respect des personnes et des opinions. La rédaction d'ENDERI se réserve le droit de supprimer, sans préavis, tout commentaire à caractère insultant, diffamatoire, péremptoire, ou commercial.