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Le ton monte entre l’Iran et les États-Unis




Publié par le 6 Janvier 2020

Quelques jours après l’assassinat du général Soleimani, par les États-Unis, les deux pays redoublent de démonstration de force, et menacent d’en venir aux mains.



Des menaces contre les États-Unis après la mort du général Soleimani

Vendredi dernier, à Bagdad, en Irak, les États-Unis lançaient une frappe militaire, tuant sur le coup le général iranien Qassem Soleimani, ainsi qu’un haut-commandant irakien. Ce général, très proche du guide suprême iranien, était le commandant des forces Al-Qods, l’unité d’élite en charge des opérations extérieures, au sein de l’armée iranienne. Un assassinat qui a mis le feu aux poudres.

En l’espace de quelques jours, l’Iran, l’Irak et le Liban, ont adressé des menaces directes à l’encontre des États-Unis. Dimanche 5 janvier dernier, le président iranien, Hassan Rohani, a indiqué ne plus vouloir limiter ses activités d’enrichissement d’uranium, tout en précisant vouloir continuer à coopérer avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Ajoutant que les négociations ne reprendraient que lorsque les Américains lèveraient leurs sanctions.

Donald Trump tient bon et multiplie les provocations

Dans le même temps, le Parlement irakien votait la fin de la présence de la coalition internationale sur son territoire, faisant craindre une reprise des violences et du terrorisme dans un pays qui entame à peine sa reconstruction, après le passage de l’organisation État Islamique. Enfin, ce fut au tour de Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah libanais, créé par l’Iran, de menacer directement les États-Unis, indiquant que l’armée américaine allait « payer le prix » pour la mort du général Soleimani.

Des prises de parole assez violentes qui semblent avoir mis le feu aux poudres dans la région. Dimanche soir à Bagdad, l’ambassade américaine a essuyé deux tirs de roquette. Au sein du Parlement iranien, les députés ont tous scandé « Mort à l’Amérique ! ». De son côté, Donald Trump a menacé l’Iran de représailles si jamais il se vengeait de la mort du général Soleimani.



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