Le Groenland, pivot stratégique majeur pour les États-Unis
Le Groenland occupe une position centrale dans la doctrine de sécurité américaine. D’abord, ce territoire contrôle des axes essentiels entre l’Amérique du Nord et l’Europe. Ensuite, il se situe au cœur de l’Arctique, région devenue stratégique avec la fonte accélérée des glaces. Par conséquent, les États-Unis considèrent le Groenland comme un maillon critique de leur architecture de défense avancée.
Dans ce contexte, Washington dispose déjà d’une présence militaire ancienne. La base aérienne de Pituffik, anciennement Thulé, héberge des capacités de détection antimissile intégrées au système de défense balistique américain. Selon les autorités américaines, cette implantation permet de surveiller les trajectoires de missiles intercontinentaux provenant de l’Eurasie, un élément jugé vital par le Pentagone, d’après Les Échos.
Ambitions américaines : le Groenland au cœur d’une rivalité globale
L’intérêt des États-Unis pour le Groenland ne se limite pas à la dimension militaire. D’une part, l’île recèle d’importantes ressources minières encore largement inexploitées. D’autre part, elle offre un accès privilégié aux nouvelles routes maritimes arctiques. Ainsi, acheter le Groenland permettrait à Washington de sécuriser durablement ses intérêts économiques et énergétiques.
Marco Rubio, sénateur américain et figure influente de la politique étrangère, a déclaré que « les États-Unis souhaitent acheter le Groenland afin de garantir la stabilité et la sécurité dans l’Arctique », selon l’Agence Anadolu.
Le Groenland, point de crispation diplomatique avec l’Europe
La réactivation du dossier du Groenland a provoqué une réaction immédiate de Copenhague. Le Danemark a reçu le soutien explicite de sept pays européens membres de l’Otan, d'après les informations relayées par Le Monde. Pour ces États, l’intégrité territoriale danoise constitue une ligne rouge diplomatique, même face aux États-Unis, alliés historiques.
Par ailleurs, les autorités groenlandaises ont rappelé que le Groenland n’était « ni à vendre ni à acheter », selon les propos rapportés par le Journal de Montréal. Cette position souligne la complexité politique du dossier, puisque le territoire dispose d’une large autonomie et d’institutions propres. Toutefois, Washington continue de défendre une approche pragmatique, estimant que l’achat serait juridiquement et financièrement plus rationnel qu’une montée en tension stratégique.

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