Une implantation industrielle au cœur du dispositif polonais
Le site retenu, Pionki, est loin d’être anodin. Cette ville du centre de la Pologne accueille historiquement des infrastructures liées à la production de poudres et d’explosifs, notamment via la société Mesko, filiale de Polska Grupa Zbrojeniowa. C’est sur cette base industrielle existante que la joint-venture entre Eurenco et PGZ doit voir le jour.
L’investissement annoncé atteint 250 millions d’euros, un montant significatif à l’échelle du secteur. Il couvre la construction de nouvelles lignes de production, la sécurisation des approvisionnements en matières premières critiques et la montée en compétence industrielle locale. La mise en service de l’usine est prévue à l’horizon 2028, selon les éléments communiqués par les deux groupes.
L’investissement annoncé atteint 250 millions d’euros, un montant significatif à l’échelle du secteur. Il couvre la construction de nouvelles lignes de production, la sécurisation des approvisionnements en matières premières critiques et la montée en compétence industrielle locale. La mise en service de l’usine est prévue à l’horizon 2028, selon les éléments communiqués par les deux groupes.
Des capacités calibrées pour l’artillerie moderne
Sur le plan industriel, les chiffres sont révélateurs de l’ambition du projet. L’usine de Pionki doit produire jusqu’à 1 200 tonnes par an de poudre de gros calibre, ainsi que 600 000 charges modulaires d’artillerie destinées notamment aux munitions de 155 mm, standard OTAN aujourd’hui massivement consommé sur les théâtres de haute intensité.
Ces volumes visent explicitement à combler un déficit européen, alors que plusieurs armées peinent à reconstituer leurs stocks et que les cadences de tir observées en Ukraine ont bouleversé les hypothèses de planification industrielle d’avant-guerre. Pour Eurenco, déjà présent en France, en Belgique et en Suède, il s’agit d’un saut capacitaire assumé vers l’Europe centrale et orientale.
Ces volumes visent explicitement à combler un déficit européen, alors que plusieurs armées peinent à reconstituer leurs stocks et que les cadences de tir observées en Ukraine ont bouleversé les hypothèses de planification industrielle d’avant-guerre. Pour Eurenco, déjà présent en France, en Belgique et en Suède, il s’agit d’un saut capacitaire assumé vers l’Europe centrale et orientale.
Un signal stratégique pour l’autonomie industrielle européenne
Au-delà des chiffres, ce partenariat franco-polonais illustre une inflexion stratégique claire. La Pologne cherche à consolider une base industrielle de défense souveraine, capable de soutenir l’effort de réarmement national tout en s’insérant dans les chaînes de valeur européenne. De son côté, Eurenco sécurise des débouchés durables et s’inscrit dans une logique de résilience industrielle, en diversifiant ses sites et ses sources d’approvisionnement.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de réarmement industriel européen, déjà visible en Allemagne, en France ou dans les pays nordiques. L’usine de Pionki pourrait ainsi devenir un maillon clé de la capacité européenne à soutenir un conflit de haute intensité sur la durée, un enjeu désormais central dans les doctrines de défense du continent.
Avec cette joint-venture en Pologne, Eurenco et PGZ ne se contentent pas d’ouvrir une nouvelle usine : ils actent un changement d’échelle dans la manière dont l’Europe pense sa production de munitions. À l’horizon 2028, Pionki pourrait incarner cette nouvelle réalité stratégique : une industrie de défense moins fragmentée, plus robuste, et directement alignée sur les exigences d’un environnement sécuritaire durablement dégradé.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de réarmement industriel européen, déjà visible en Allemagne, en France ou dans les pays nordiques. L’usine de Pionki pourrait ainsi devenir un maillon clé de la capacité européenne à soutenir un conflit de haute intensité sur la durée, un enjeu désormais central dans les doctrines de défense du continent.
Avec cette joint-venture en Pologne, Eurenco et PGZ ne se contentent pas d’ouvrir une nouvelle usine : ils actent un changement d’échelle dans la manière dont l’Europe pense sa production de munitions. À l’horizon 2028, Pionki pourrait incarner cette nouvelle réalité stratégique : une industrie de défense moins fragmentée, plus robuste, et directement alignée sur les exigences d’un environnement sécuritaire durablement dégradé.

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