Le sommet s’est tenu le 6 janvier 2026 au palais de l’Élysée, à Paris, sous l’impulsion de la France et de ses partenaires européens. Cette rencontre de la « Coalition des volontaires » intervient alors que la guerre se poursuit entre l’Ukraine et la Russie, et que la question des garanties de sécurité s’impose comme la condition centrale d’une paix crédible.
Un sommet à Paris pour définir des garanties face à la Russie
Ce sommet à Paris marque une étape politique majeure. D’abord, parce qu’il a rassemblé 35 pays, chiffre inédit pour cette coalition, selon la présidence française. Ensuite, parce qu’il visait explicitement à définir des garanties de sécurité destinées à dissuader toute nouvelle offensive russe contre l’Ukraine. Ainsi, au-delà de la symbolique diplomatique, les discussions ont porté sur des mécanismes concrets, pensés pour durer après un éventuel cessez-le-feu.
Dans ce sommet, les dirigeants ont validé une « déclaration de Paris » détaillant ces garanties. Selon l’Élysée, ce texte acte une convergence opérationnelle entre les pays participants, l’Ukraine et les États-Unis. Emmanuel Macron a souligné que cette déclaration reconnaît une convergence opérationnelle inédite, tout en insistant sur la nécessité d’une dissuasion crédible, a précisé la présidence française dans un communiqué officiel de l'Élysée.
Le sommet et la préparation d’un cessez-le-feu encadré
Au cœur de ce sommet, la question du cessez-le-feu a occupé une place centrale. Toutefois, les participants ont insisté sur un point essentiel : aucun arrêt des combats ne saurait être durable sans mécanismes de contrôle robustes. C’est pourquoi les États-Unis ont été désignés pour assurer le leadership des dispositifs de surveillance, avec le concours de plusieurs pays européens.
Par ailleurs, ce sommet a permis d’esquisser l’architecture sécuritaire de l’après-guerre. Emmanuel Macron a rappelé que les garanties envisagées doivent empêcher qu’un accord de paix ne se transforme en capitulation ukrainienne. Il a ainsi déclaré que jamais un accord de paix ne pourra signifier une menace nouvelle pour l’Ukraine, selon des propos rapportés par TF1 Info.
Garanties militaires : le sommet et l’avenir sécuritaire de l’Ukraine
Ce sommet s’est également distingué par l’importance accordée aux capacités militaires ukrainiennes. Le président français a évoqué un format d’armée ukrainienne pouvant atteindre 800 000 soldats, chiffre avancé par l’Élysée pour illustrer la nécessité d’une force capable de dissuader toute future agression russe.
Enfin, le sommet de Paris a confirmé le rôle moteur de la France et du Royaume-Uni dans la coalition, tout en actant un soutien américain renforcé. Selon Le Point, cette implication transatlantique vise à crédibiliser les garanties offertes à Kiev. Pour autant, les responsables restent prudents. Jared Kushner a estimé que la paix ne serait pas possible sans les progrès réalisés lors de cette réunion, rapporte TF1 Info, rappelant que ce sommet ne constitue qu’une étape dans un processus long et incertain.

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