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Empoisonnement au Novichock en Grande Bretagne, la Russie nie toute implication



Publié par Marc-Antoine François le 9 Juillet 2018

Alors qu'un couple a été manifestement empoisonné au Novichok en Angleterre, le Kremlin dément à nouveau les accusations de Londres. Alors que l'un des personnes contaminées est aujourd'hui décédée, cette affaire fait évidemment écho à celle de l'affaire Skripal où un ancien espion russe avait été empoisonné à Salisbury avec un produit similaire.



Empoisonnement au Novichock en Grande Bretagne, la Russie nie toute implication
Deux citoyens britanniques empoisonnés

Apres avoir fait du shopping dans la petite ville d' Amesbury, Dawn Sturgess a déploré des maux de tête puis s'est écroulée avec « de la mousse sortant de sa bouche ». Son mari Charlie Rowley a appelé une ambulance parce qu'elle avait arrêté de respirer. Inquiet, pour rejoindre sa femme a l'hôpital de Salisbury il part faire ses valises. Il est alors découvert par l'un de ses amis dans un état second avec des yeux rouges, victime d'hallucinations. « Il se balançait d’avant en arrière, ses yeux étaient rouges, il était dans un autre monde, il hallucinait. Je ne l’ai jamais vu comme ça », déclara son ami, Sam Hobson, il a immédiatement appelé une ambulance. Charlie Rowley est alors hospitalisé à son tour.

La police du comté de Wiltshire en coopération avec la brigade du contreterrorisme ouvre une enquête.

La police anglaise a ouvert une enquête, appuyée par une centaine d’enquêteurs de la brigade du contreterrorisme. Ils ont confirmé que le poison utilisé est bien le Novichok, un puissant agent innervant, créé du temps de l'Union soviétique. C'est le même poison que celui employé dans la tentative de meurtre contre Sergueï Skripal (un ex-espion du FSB) et sa fille en mars dernier. Les autorités publiques ont donc mis en quarantaine l’ensemble des lieux où se sont rendus le couple le jour de leur empoisonnement.

Londres soupçonne Moscou

Comme dans le cas de l’affaire Skripal, tous les regards se tournent vers Moscou. Mais la répétition et le faible écart de temps entre les deux affaires commencent à irriter Londres. Le Secrétaire d'état britannique demande aux Russes de « dire ce qu'ils ont fait et de fournir les informations nécessaires pour que les gens soient en sécurité ». Le Secrétaire à l’information de la Russie (Dmitri Peskov ) a répliqué que « La Russie a proposé dès le début à la Grande-Bretagne une enquête en commun et cette proposition est restée sans quelque réponse que ce soit », ajoutant « Nous n’avons pas d’informations sur la substance en réalité utilisée, la façon dont elle a été utilisée » et il se dit « très préoccupés » de « l’utilisation répétée de telles substances en Europe ». Il « dément catégoriquement être impliqué de quelque manière que ce soit dans ce qui s'est passé ». « Aucune preuve convaincante des accusations impliquant la Russie n'a été présentée par la partie britannique » conclut-il jeudi.
Accident avec un résidus de produit ou meurtre des services secrets russes, l'avenir le dira peut-être, mais il est fort probable que la vérité ne soit jamais rendue publique.