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Les acheteurs, plus que jamais des « cost killers »




Publié par La Rédaction le 27 Février 2013

Le cabinet de conseil en achat Agile Buyer et le groupement Achats & Supply chain de HEC ont réalisé entre le 14 et le 18 décembre 2010 une étude portant sur « Les Priorités des services achats en 2011 ». L’enquête a été menée auprès de 335 responsables achats. Décryptage des résultats.



Les acheteurs, plus que jamais des « cost killers »
Persistance du cost killing

Les pratiques de cost killing  tiennent le haut du pavé en 2011 : trois services achats sur quatre, soit 77 % des interrogés, se donnent pour objectif principal la réduction des coûts d’achat et 46 % souhaitent diminuer le nombre de leurs fournisseurs contre 42 % en 2010. Ainsi, 44 % des entreprises envisagent d’augmenter leurs achats dans les pays à bas coûts contre seulement 1 % qui baisserait leur part d’achat dans ces pays et 7 % qui la stabiliseraient. Les entreprises sont donc loin d’envisager une relocalisation de leurs achats. À noter toutefois que la loi française règlemente rigoureusement le retrait d’une entreprise de son engagement commercial vis-à-vis de ses fournisseurs. À souligner également que le souci croissant des entreprises à réduire leurs coûts d’achat se fait au mépris des critères de responsabilité sociale et environnementale : seulement 39 % des services achats formulent des objectifs qui en tiennent compte.

Objectif de la pratique

66 % des acheteurs portent une attention particulière à la gestion du risque lié aux fournisseurs afin de s’assurer de la solidité financière de ces derniers et garantir un approvisionnement constant. Cette préoccupation atteint des sommets dans le secteur pharmaceutique et bancaire. En conséquence, les acheteurs préfèrent réaliser un volume d’affaires substantiel avec un petit nombre de fournisseurs de confiance et par la même occasion, obtenir des réductions de prix et des frais administratifs et de fonctionnement. Un pari difficile pour les employés du service achat qui en contrepartie ne voient, aucune amélioration de leurs conditions de travail. Effectivement, en dépit de la réussite du cost killing, ils ne peuvent prétendre aux mêmes conditions que les traders. Et lorsqu’ils sont rétribués pour les économies qu’ils ont réalisées, ils ne le sont que très faiblement : 28 % déclarent que les primes sur gains d’achat perçues n’excèdent pas 25 % du total de leur prime.

Le cost killing en externe
 

Les entreprises qui ne sont pas dotées d’un service achat ont recours à des prestataires externes. Il existe en effet de nombreux cabinets de consultants, en optimisation et réduction des dépenses des coûts. S'il existe des cabinets extrêmement spécialisés qui ne traitent qu’un domaine bien précis (réseau téléphonique, gestion de flotte automobile, frais généraux...), la plupart sont généralistes et sont très largement sollicités. Ils expertisent toutes les dépenses d’une entreprise allant des charges sociales aux charges fiscales, en passant pas les achats stratégiques. Ces cabinets de cost killers bénéficient d’une vision large et dissèquent lors de leur mission tous les postes de dépenses afin de déceler toutes les sources potentielles d'économies et partant de là, réussissent à augmenter les marges de l’entreprise. Ainsi, leur mission consiste à auditer les comptes de l’entreprise pour découvrir tous les éventuels gisements d'économies, à préconiser des solutions et à mettre celles-ci en œuvre.



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