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Entre Grèce, France et Turquie, la tension ne cesse de croître




Publié par Paul Malo le 27 Août 2020

En Méditerranée orientale, Ankara vient d’annoncer de nouvelles manœuvres navales, et entend poursuivre ses activités de recherche d'hydrocarbure.



L'initiative interarmées Eunomia

Où s’arrêtera l’escalade ? La tension en Méditerranée orientale ne cesse de croître, la Turquie visant directement la France du fait de son soutien affiché aux forces grecques. Au coeur de cette escalade : l’intérêt de la Turquie pour d’importants gisements gaziers considérés comme étant dans les eaux territoriales grecques. Bien que la Turquie prolonge  jusqu’au 1er septembre la mission de recherche gazière de l’Oruç Reis, entamée le 10 août et qui devait s’achever le 28 août, le dirigeant turc, M. Erdogan a pourtant estimé que la Turquie n'était pas celle « qui provoquait l'instabilité en Méditerranée orientale ».

De son côté, la France a prévu d'envoyer participer à l’initiative commune interarmées  Eunomia, censée « contribuer à la baisse des tensions en Méditerranée orientale », trois avions Rafale, une frégate et un hélicoptère. Mercredi 27 août, des manœuvres militaires rivales ont ainsi réuni bâtiments grecs, chypriotes, français et italiens d’une part, navires de guerre turcs et américains de l’autre.
 

L'Allemagne joue la médiation

Dans un souci de médiation, et alors que l’Allemagne compte sur son sol plusieurs millions de ressortissants d’origine turque, Heiko Maas, ministre allemand des affaires étrangères, a pour sa part estimé que les manœuvres militaires  « doivent cesser » afin que puisse reprendre le dialogue entre Ankara et Athènes. Face à la Grèce et au soutien de la France, Ankara a toutefois annoncé organiser de nouvelles manoeuvres navales.

La marine turque mènera donc des « exercices de tir » le 1er et le 2 septembre au large d'Iskenderun, au nord-est de l'île de Chypre. Quant au président turc, il a déclaré que « la Turquie prendra ce qui lui revient de droit en mer Noire, en mer Egée et en Méditerranée. » « Nous ne ferons absolument aucune concession sur ce qui nous appartient », a-t-il poursuivi. La situation est et demeure donc explosive, alors même que l’Europe ne présente pas un front uni pour soutenir un de ses états membres, la Grèce.

 




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