Renault et le contrat de drones militaires : un projet industriel encadré par l’État
Le 19 janvier 2026 marque une inflexion notable dans la trajectoire industrielle de Renault. Sollicité par l’État, le constructeur a confirmé travailler à la mise en place d’une capacité nationale de production de drones militaires. L’objectif est clair : répondre aux besoins opérationnels de l’armée française tout en renforçant la souveraineté industrielle du pays, dans un contexte de tensions géopolitiques accrues et de forte demande en systèmes autonomes.
Le contrat envisagé place Renault dans un rôle bien précis. Le groupe n’entend pas devenir un acteur classique de l’armement, mais un partenaire industriel chargé d’optimiser la fabrication en série de drones militaires. « Renault Group a été invité à mettre son expertise au service du développement d’une filière française de drones », a indiqué le constructeur, cité par CNEWS.
Dans cette architecture, l’État conserve la maîtrise stratégique. La Direction générale de l’armement supervise le programme, tandis que l’entreprise Turgis Gaillard assure la conception opérationnelle des drones. Renault, de son côté, apporte ce qui fait sa force : la capacité à industrialiser rapidement, à maîtriser les coûts et à produire à grande échelle. « Renault dispose d’un savoir-faire recherché : concevoir, industrialiser et produire en grande série des objets hautement technologiques », a encore précisé le groupe, selon la même source.
Les montants évoqués traduisent l’ampleur du projet. L’Usine Nouvelle, qui dévoile l'accord, évoque un contrat potentiel pouvant atteindre environ un milliard d’euros sur une période d’une dizaine d’années.
Le contrat envisagé place Renault dans un rôle bien précis. Le groupe n’entend pas devenir un acteur classique de l’armement, mais un partenaire industriel chargé d’optimiser la fabrication en série de drones militaires. « Renault Group a été invité à mettre son expertise au service du développement d’une filière française de drones », a indiqué le constructeur, cité par CNEWS.
Dans cette architecture, l’État conserve la maîtrise stratégique. La Direction générale de l’armement supervise le programme, tandis que l’entreprise Turgis Gaillard assure la conception opérationnelle des drones. Renault, de son côté, apporte ce qui fait sa force : la capacité à industrialiser rapidement, à maîtriser les coûts et à produire à grande échelle. « Renault dispose d’un savoir-faire recherché : concevoir, industrialiser et produire en grande série des objets hautement technologiques », a encore précisé le groupe, selon la même source.
Les montants évoqués traduisent l’ampleur du projet. L’Usine Nouvelle, qui dévoile l'accord, évoque un contrat potentiel pouvant atteindre environ un milliard d’euros sur une période d’une dizaine d’années.
Où Renault prévoit la fabrication des drones pour l’armée
La question des sites industriels est centrale. Plusieurs sources indiquent que Renault pourrait s’appuyer sur ses usines françaises existantes. Des sites comme Le Mans et Cléon sont régulièrement cités dans la presse. Alouette affirme ainsi que la production serait envisagée sur ces deux implantations historiques du groupe. Cependant, le constructeur se montre prudent. Selon Reuters, Renault n’a pas confirmé officiellement que la production en série aurait lieu à Cléon ou au Mans. Cette réserve illustre la phase encore évolutive du projet.
Au-delà des sites, le projet révèle une ambition plus large : structurer une véritable industrie française du drone militaire. Renault aurait été approché par le ministère des Armées précisément pour contribuer à cet effort national. Le groupe a confirmé avoir été sollicité afin de participer à la montée en puissance de cette filière, dans un contexte où les conflits récents ont démontré l’importance stratégique des drones sur les théâtres d’opérations. Pour Renault, l’enjeu dépasse le seul contrat. En s’insérant dans la chaîne de valeur de la défense, le groupe renforce son positionnement comme acteur industriel polyvalent.
Au-delà des sites, le projet révèle une ambition plus large : structurer une véritable industrie française du drone militaire. Renault aurait été approché par le ministère des Armées précisément pour contribuer à cet effort national. Le groupe a confirmé avoir été sollicité afin de participer à la montée en puissance de cette filière, dans un contexte où les conflits récents ont démontré l’importance stratégique des drones sur les théâtres d’opérations. Pour Renault, l’enjeu dépasse le seul contrat. En s’insérant dans la chaîne de valeur de la défense, le groupe renforce son positionnement comme acteur industriel polyvalent.