Quand l’ONU devient l’arène d’une ironie nord-coréenne calculée
La formule est cinglante, le ton volontairement solennel. Dans un communiqué diffusé le 12 janvier 2026, la Corée du Nord accuse Washington de conduire des manœuvres « éhontées » qui « méprisent l’existence même » de l’ONU. Le contraste est saisissant. Pyongyang, longtemps coutumière des attaques contre l’institution onusienne, se présente soudain comme une voix soucieuse du respect du droit international. Ce renversement rhétorique, bien que surprenant, n’a rien d’improvisé.
Depuis plusieurs années, la diplomatie nord-coréenne dénonce l’ONU comme un instrument aux mains des puissances occidentales. Pourtant, dans cette séquence précise, le régime choisit de retourner l’argument. En effet, la mission nord-coréenne auprès de l’ONU estime que ce qui devrait être débattu « en tant que dossier prioritaire » n’est pas la situation à Pyongyang, mais « l’ignoble acte criminel des États-Unis », selon une déclaration citée par CNEWS. Autrement dit, la Corée du Nord ne défend pas tant l’ONU que l’usage qu’elle juge légitime de l’enceinte multilatérale.
Ce discours s’accompagne d’une critique frontale des initiatives américaines visant à organiser des séances d’information sur les violations des sanctions nord-coréennes. Selon Pyongyang, ces démarches relèvent d’une instrumentalisation politique de l’ONU et bafouent l’esprit même du multilatéralisme.
Depuis plusieurs années, la diplomatie nord-coréenne dénonce l’ONU comme un instrument aux mains des puissances occidentales. Pourtant, dans cette séquence précise, le régime choisit de retourner l’argument. En effet, la mission nord-coréenne auprès de l’ONU estime que ce qui devrait être débattu « en tant que dossier prioritaire » n’est pas la situation à Pyongyang, mais « l’ignoble acte criminel des États-Unis », selon une déclaration citée par CNEWS. Autrement dit, la Corée du Nord ne défend pas tant l’ONU que l’usage qu’elle juge légitime de l’enceinte multilatérale.
Ce discours s’accompagne d’une critique frontale des initiatives américaines visant à organiser des séances d’information sur les violations des sanctions nord-coréennes. Selon Pyongyang, ces démarches relèvent d’une instrumentalisation politique de l’ONU et bafouent l’esprit même du multilatéralisme.
Donald Trump, l’ONU et la diplomatie du contournement assumé
La cible est clairement identifiée. Donald Trump, revenu au centre du jeu diplomatique américain, incarne pour Pyongyang une vision de la politique étrangère fondée sur le rapport de force et la flexibilité institutionnelle. Le président américain a récemment confirmé son intention de se retirer de plusieurs structures liées à l’ONU, considérées comme incompatibles avec les intérêts stratégiques des États-Unis, selon les informations relayées par CNEWS. Cette orientation alimente, à Pyongyang, un discours accusateur sur le mépris américain pour l’ordre multilatéral.
Dans son communiqué, la mission nord-coréenne auprès de l’ONU affirme que « l’irrationalité et les pratiques abusives de Washington, qui utilise l’arène de l’ONU pour satisfaire ses intérêts géopolitiques, ne devraient jamais être tolérées ». Le propos est sévère, mais il vise un objectif précis. En dénonçant cette stratégie, la Corée du Nord cherche à délégitimer les initiatives américaines au sein même de l’ONU, tout en rappelant que les règles du jeu international devraient, selon elle, s’imposer à tous.
Ce positionnement est d’autant plus stratégique que la Corée du Nord reste sous le coup de lourdes sanctions décidées par le Conseil de sécurité de l’ONU en raison de ses programmes nucléaire et balistique. Ainsi, chaque manœuvre américaine autour de l’ONU est perçue comme une menace potentielle supplémentaire.
Dans son communiqué, la mission nord-coréenne auprès de l’ONU affirme que « l’irrationalité et les pratiques abusives de Washington, qui utilise l’arène de l’ONU pour satisfaire ses intérêts géopolitiques, ne devraient jamais être tolérées ». Le propos est sévère, mais il vise un objectif précis. En dénonçant cette stratégie, la Corée du Nord cherche à délégitimer les initiatives américaines au sein même de l’ONU, tout en rappelant que les règles du jeu international devraient, selon elle, s’imposer à tous.
Ce positionnement est d’autant plus stratégique que la Corée du Nord reste sous le coup de lourdes sanctions décidées par le Conseil de sécurité de l’ONU en raison de ses programmes nucléaire et balistique. Ainsi, chaque manœuvre américaine autour de l’ONU est perçue comme une menace potentielle supplémentaire.
Pyongyang, l’ONU et la peur du précédent latino-américain
Sous la charge ironique et la posture moralisatrice, se cache une inquiétude bien plus concrète. La déclaration nord-coréenne intervient peu après la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis. Ce précédent a agi comme un électrochoc dans certaines capitales. À Pyongyang, il nourrit la crainte d’actions unilatérales américaines menées en dehors, ou en marge, du cadre strict de l’ONU.
Dès lors, la dénonciation du « mépris » de l’ONU prend une dimension défensive. La Corée du Nord redoute que des mécanismes parallèles, adossés à des coalitions de pays alliés aux États-Unis, ne se substituent progressivement aux procédures onusiennes classiques. Cette crainte s’est matérialisée récemment avec la création d’un dispositif multilatéral de surveillance des sanctions regroupant onze pays, dont Washington. Selon Reuters, Pyongyang considère ce mécanisme comme « illégal » et dépourvu de toute légitimité onusienne.
Ce groupe a vu le jour après l’échec du renouvellement d’un panel d’experts de l’ONU, bloqué par un veto russe. Pour la Corée du Nord, cette évolution constitue un précédent dangereux. Elle y voit la preuve que l’ONU peut être contournée lorsque ses mécanismes ne servent plus les intérêts de certaines puissances. Ainsi, en se présentant comme une défenseuse du cadre onusien, Pyongyang tente de freiner une dynamique qu’elle juge menaçante pour sa stabilité politique et pour sa sécurité stratégique.
Dès lors, la dénonciation du « mépris » de l’ONU prend une dimension défensive. La Corée du Nord redoute que des mécanismes parallèles, adossés à des coalitions de pays alliés aux États-Unis, ne se substituent progressivement aux procédures onusiennes classiques. Cette crainte s’est matérialisée récemment avec la création d’un dispositif multilatéral de surveillance des sanctions regroupant onze pays, dont Washington. Selon Reuters, Pyongyang considère ce mécanisme comme « illégal » et dépourvu de toute légitimité onusienne.
Ce groupe a vu le jour après l’échec du renouvellement d’un panel d’experts de l’ONU, bloqué par un veto russe. Pour la Corée du Nord, cette évolution constitue un précédent dangereux. Elle y voit la preuve que l’ONU peut être contournée lorsque ses mécanismes ne servent plus les intérêts de certaines puissances. Ainsi, en se présentant comme une défenseuse du cadre onusien, Pyongyang tente de freiner une dynamique qu’elle juge menaçante pour sa stabilité politique et pour sa sécurité stratégique.