Fabentech supprime la menace bioterroriste de la ricine
Le 12 janvier 2026, la France a officiellement autorisé la commercialisation du premier antidote contre la ricine. Cette décision réglementaire, inédite à l’échelle mondiale, intervient après près d’une décennie de recherche.
La ricine occupe depuis longtemps une place centrale dans les scénarios de bioterrorisme. Extraite des graines de ricin, cette protéine est mortelle à très faible dose. Toutefois, jusqu’à récemment, aucun antidote spécifique n’existait. La prise en charge médicale se limitait à des soins de soutien, sans possibilité de neutraliser directement le poison.
C’est précisément ce verrou que Fabentech est parvenue à faire sauter. Après des années de développement, l’entreprise lyonnaise a obtenu une autorisation de mise sur le marché pour Ricimed, un antidote à base d’anticorps polyclonaux. Cette approche vise à neutraliser la ricine avant qu’elle ne provoque des lésions irréversibles. Selon L’Usine Nouvelle, cette avancée constitue une première mondiale validée par les autorités sanitaires françaises, ouvrant ainsi une nouvelle ère dans la gestion des intoxications à la ricine.
Derrière cette réussite, Fabentech a bénéficié d’un soutien institutionnel massif. Le projet a été piloté par la Direction générale de l’armement, via le dispositif RAPID, avec l’appui scientifique du Service de santé des armées. Cette collaboration étroite entre recherche privée et défense nationale illustre une stratégie assumée. L’objectif est clair : anticiper les menaces biologiques plutôt que les subir.
La ricine occupe depuis longtemps une place centrale dans les scénarios de bioterrorisme. Extraite des graines de ricin, cette protéine est mortelle à très faible dose. Toutefois, jusqu’à récemment, aucun antidote spécifique n’existait. La prise en charge médicale se limitait à des soins de soutien, sans possibilité de neutraliser directement le poison.
C’est précisément ce verrou que Fabentech est parvenue à faire sauter. Après des années de développement, l’entreprise lyonnaise a obtenu une autorisation de mise sur le marché pour Ricimed, un antidote à base d’anticorps polyclonaux. Cette approche vise à neutraliser la ricine avant qu’elle ne provoque des lésions irréversibles. Selon L’Usine Nouvelle, cette avancée constitue une première mondiale validée par les autorités sanitaires françaises, ouvrant ainsi une nouvelle ère dans la gestion des intoxications à la ricine.
Derrière cette réussite, Fabentech a bénéficié d’un soutien institutionnel massif. Le projet a été piloté par la Direction générale de l’armement, via le dispositif RAPID, avec l’appui scientifique du Service de santé des armées. Cette collaboration étroite entre recherche privée et défense nationale illustre une stratégie assumée. L’objectif est clair : anticiper les menaces biologiques plutôt que les subir.
Un antidote contre la ricine, avancée scientifique et rupture stratégique
Sur le plan médical, l’antidote contre la ricine change profondément la donne. Ricimed repose sur des anticorps polyclonaux capables de se lier spécifiquement à la toxine. Ainsi, ils empêchent la ricine de pénétrer dans les cellules et de bloquer la synthèse protéique, mécanisme à l’origine de sa létalité.
Cette innovation a également une portée stratégique. La ricine figure parmi les agents surveillés de près par les instances internationales en raison de son potentiel terroriste. En disposant désormais d’un antidote, la France et ses partenaires européens renforcent leur capacité de réponse face à une attaque biologique intentionnelle. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a salué un succès qui « illustre la capacité des armées à soutenir l’innovation », selon un communiqué officiel. La ricine cesse d’être une arme absolue dépourvue de contre-mesure. Cette évolution réduit mécaniquement son attractivité pour des groupes malveillants.
Cette innovation a également une portée stratégique. La ricine figure parmi les agents surveillés de près par les instances internationales en raison de son potentiel terroriste. En disposant désormais d’un antidote, la France et ses partenaires européens renforcent leur capacité de réponse face à une attaque biologique intentionnelle. La ministre des Armées, Catherine Vautrin, a salué un succès qui « illustre la capacité des armées à soutenir l’innovation », selon un communiqué officiel. La ricine cesse d’être une arme absolue dépourvue de contre-mesure. Cette évolution réduit mécaniquement son attractivité pour des groupes malveillants.
Souveraineté sanitaire européenne
Au-delà de la prouesse scientifique, Fabentech s’inscrit dans une logique de souveraineté industrielle et militaire. La société, fondée en 2009 et forte d’environ 50 salariés, a sécurisé plus de 20 millions d’euros de contrats pluriannuels avec plusieurs pays européens, selon Business Wire. Ces accords témoignent d’un intérêt international immédiat pour l’antidote contre la ricine.
Pour y parvenir, Fabentech a bénéficié d’un financement de 20 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement via le programme HERA Invest. Cette enveloppe vise à renforcer les capacités industrielles et à garantir la disponibilité rapide de l’antidote en cas de crise. L’entreprise projette un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros en 2026, après avoir déjà généré entre 3 et 4 millions d’euros grâce à des doses expérimentales.
Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie européenne plus large. En mai 2025, l’Agence européenne des médicaments avait accordé une désignation de médicament orphelin à un traitement contre la ricine, facilitant son développement réglementaire. Avec l’AMM obtenue début 2026, cette trajectoire se concrétise pleinement.
Pour y parvenir, Fabentech a bénéficié d’un financement de 20 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement via le programme HERA Invest. Cette enveloppe vise à renforcer les capacités industrielles et à garantir la disponibilité rapide de l’antidote en cas de crise. L’entreprise projette un chiffre d’affaires de 20 millions d’euros en 2026, après avoir déjà généré entre 3 et 4 millions d’euros grâce à des doses expérimentales.
Cette dynamique s’inscrit dans une stratégie européenne plus large. En mai 2025, l’Agence européenne des médicaments avait accordé une désignation de médicament orphelin à un traitement contre la ricine, facilitant son développement réglementaire. Avec l’AMM obtenue début 2026, cette trajectoire se concrétise pleinement.