Dans la nuit du 31 décembre 2025 au 1er janvier 2026, alors que l’année basculait, Moscou a accusé Kyiv d’avoir mené une attaque de drones meurtrière dans la région de Kherson. Selon les autorités russes, cette frappe, survenue pendant le Nouvel An, aurait visé des infrastructures civiles et provoqué un lourd bilan humain, immédiatement brandi par Moscou comme preuve d’une escalade ukrainienne.
Une attaque de drones meurtrière présumée pendant le Nouvel An
Selon les autorités installées par Moscou dans la région de Kherson, l’attaque s’est produite peu après minuit, alors que de nombreux habitants célébraient le Nouvel An. D’après les informations rapportées par Reuters, plusieurs drones auraient frappé un café et un hôtel situés dans le village de Khorly, une localité côtière sous contrôle russe. Moscou insiste sur le caractère civil des cibles touchées, affirmant que l’attaque n’avait aucun objectif militaire identifiable.
Le gouverneur de Kherson nommé par la Russie, Vladimir Saldo, a déclaré que trois drones étaient impliqués dans cette opération. Il a précisé que le bilan provisoire faisait état de 24 morts et de plus de 50 blessés. Un enfant figurerait parmi les victimes, un élément immédiatement mis en avant par Moscou pour souligner la gravité de l’attaque de drones pendant les fêtes du Nouvel An.
Moscou dénonce Kyiv et parle d’acte terroriste
Dans la foulée de cette attaque de drones, Moscou a durci son discours diplomatique. Selon France 24, le ministère russe des Affaires étrangères a qualifié l’opération de terroriste, estimant qu’elle violait le droit international humanitaire. La diplomatie russe considère qu’une attaque menée pendant le Nouvel An viserait sciemment à provoquer un choc psychologique, tant au niveau local qu’international.
D’après les déclarations officielles relayées par TF1Info, Moscou affirme également que cette frappe compromettrait toute tentative de relance de discussions politiques, alors même que des contacts indirects existent sur la scène européenne. Les responsables russes soutiennent, selon Zonebourse, que frapper des lieux de rassemblement civils durant le Nouvel An constitue un signal politique autant qu’un acte militaire, et appellent la communauté internationale à condamner l’attaque imputée à Kyiv.
Kyiv ne confirme pas, tandis que la guerre des drones se poursuit
Face à ces accusations, les autorités ukrainiennes n’ont pas confirmé la version avancée par Moscou. Selon AP News, aucun communiqué officiel de Kyiv n’a revendiqué l’attaque de drones évoquée par la Russie, et les responsables ukrainiens se sont abstenus de commenter directement le bilan humain annoncé. Cette absence de confirmation alimente la guerre de l’information, un volet désormais central du conflit, notamment lors d’événements symboliques comme le Nouvel An.
Dans le même temps, Kyiv souligne que la Russie a mené des attaques massives par drones contre l’Ukraine durant cette même période. Selon des déclarations ukrainiennes rapportées par France 24, plus de 200 drones russes auraient visé des infrastructures énergétiques ukrainiennes autour du Nouvel An. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a dénoncé, selon ce même média, une stratégie russe consistant à poursuivre la guerre sans relâche, y compris pendant les fêtes, affirmant que Moscou entamait la nouvelle année par une intensification des frappes.
Cette succession d’attaques de drones illustre la transformation du conflit. Les drones sont devenus des armes centrales, capables de frapper loin et de nuit. Pour Moscou, l’attaque imputée à Kyiv pendant le Nouvel An symbolise cette évolution et sert à renforcer un discours accusatoire déjà bien établi dans la communication officielle russe.