ArcelorMittal. L’Assemblée nationale adopte la nationalisation, une étape majeure avant le Sénat



Publié par La Rédaction le 28 Novembre 2025

L’Assemblée nationale a approuvé la proposition de loi visant à nationaliser ArcelorMittal France. Un vote qui marque un moment décisif dans l’histoire récente de la sidérurgie nationale. Le texte avance, mais le processus législatif n’est pas terminé.



Un vote significatif à l’Assemblée nationale

Image Pixabay

Le 27 novembre 2025, l’Assemblée nationale a adopté la proposition de loi visant à transférer à l’État les principaux actifs industriels d’ArcelorMittal France. Le résultat du scrutin est clair. Cent vingt sept députés ont voté pour et quarante et un ont voté contre. Cette adoption intervient dans un climat social particulièrement tendu autour de la sidérurgie française.
 

Le texte adopté prévoit la mise sous contrôle public des installations sidérurgiques françaises du groupe. Cette décision fait suite à plusieurs mois de pression syndicale et de mobilisations de salariés venus de sites du Nord et de l’Est, soucieux de préserver leur activité et leurs emplois. Ce vote constitue donc une première étape parlementaire mais le processus législatif se poursuit.


Un secteur en difficulté marqué par plus de six cents suppressions de postes

L’un des éléments ayant motivé cette nationalisation est la fragilisation de la filière sidérurgique. Au printemps 2025, ArcelorMittal France a annoncé la suppression de six cent trente six emplois dans le cadre d’un plan de restructuration. Ces réductions affectent des sites majeurs et renforcent les inquiétudes quant à l’avenir de la production d’acier en France.
 

Pour les promoteurs de la nationalisation, ces suppressions illustrent la nécessité d’une intervention publique forte. Le coût estimé de la nationalisation est évalué à trois milliards d’euros. Ce montant correspondrait à l’indemnisation des actionnaires et au transfert de propriété des installations françaises. Selon les partisans du texte, il s’agit d’un investissement destiné à préserver une industrie stratégique, essentielle à de nombreux secteurs.


Le Sénat doit désormais trancher le sort du texte

L’adoption par l’Assemblée nationale ne rend pas la nationalisation effective. Le texte doit encore être examiné par le Sénat. La chambre haute, majoritairement composée de membres de droite et du centre, constitue un passage déterminant. Le résultat y est incertain et pourrait modifier profondément le contenu du texte ou retarder son adoption définitive.
 

Si le Sénat rejette la proposition, celle ci pourrait revenir en nouvelle lecture à l’Assemblée, qui dispose du dernier mot. En attendant, l’avenir de la sidérurgie française, des sites concernés et des milliers de salariés reste suspendu aux prochaines étapes parlementaires.


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