Le 27 janvier correspond à la libération, en 1945, du camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz-Birkenau par l’Armée rouge. Cet événement a révélé au monde l’ampleur du génocide commis par l’Allemagne nazie et ses collaborateurs, au cours duquel six millions de Juifs ont été assassinés, ainsi que des centaines de milliers d’autres victimes persécutées pour des motifs raciaux, politiques ou sociaux.
En 2005, l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies adopte la résolution 60/7, proclamant le 27 janvier Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste. Cette résolution appelle les États membres à honorer la mémoire des victimes, à lutter contre le négationnisme et à développer l’éducation sur l’Holocauste afin de prévenir de futurs génocides.
Une journée inscrite dans une démarche éducative et civique
En Europe, cette date s’inscrit également dans le cadre de la Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l’humanité, instaurée à l’initiative du Conseil de l’Europe en 2002. La France a retenu le 27 janvier comme référence commune, en lien avec Auschwitz, pour ancrer cette commémoration dans l’histoire européenne.
Selon le ministère français de l’Éducation nationale, cette journée vise à rappeler l’extermination des Juifs et des Tsiganes durant la Seconde Guerre mondiale, tout en élargissant la réflexion aux autres génocides reconnus et aux crimes contre l’humanité. Elle constitue un temps pédagogique privilégié pour sensibiliser les élèves aux mécanismes qui conduisent à la violence de masse, au racisme et à l’antisémitisme.
À travers des actions éducatives, des travaux en classe, des rencontres avec des témoins, des projets mémoriels ou des partenariats avec des lieux de mémoire, l’objectif est de transmettre les valeurs de dignité humaine, de respect des droits fondamentaux et de vigilance citoyenne.
Ainsi, le 27 janvier ne se limite pas à une commémoration historique. Il s’affirme comme un repère civique et éducatif, rappelant que la mémoire des génocides est indissociable de la prévention des crimes contre l’humanité et de la responsabilité collective de les empêcher.