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Pourquoi le coronavirus NCoV fait-il planer l'incertitude dans le monde de la santé ?



Publié par La Rédaction le 17 Juillet 2013

Depuis presque un an, un nouveau fléau a déclenché la mise en œuvre d'un appel mondial à la vigilance de la part des plus hautes sphères médicales. Qu'il s'agisse de l'Organisation Mondiale de la Santé à l'échelle internationale, de l'European Centre for Disease Prevention and Control ou ECDC au niveau continental, ou encore de l'Institut de Veille Sanitaire ou InVS sur le plan national, tous ont alors véhément insisté sur la gravité d'une éventuelle propagation du coronavirus NCoV. Aussitôt, divers protocoles ont fait leur apparition, dans le but tout d'abord de détecter les éventuelles personnes contaminées, puis de traiter ces cas afin de proscrire toute possibilité de prolifération du virus. Mais pour quelles raisons le coronavirus NCoV fait-il autant planer l'incertitude dans le monde de la santé ?



(freedigitalphoto.net)
(freedigitalphoto.net)
Le nouveau coronavirus NCoV identifié

Tout commence au mois de septembre 2012, au cours duquel le nouveau coronavirus NCoV est identifié. Appartenant à la famille des coronavirus bêta, il s'agit alors d'une souche proche du syndrome respiratoire aigu sévère ou SRAS. Les derniers chiffres qui ont été évoqués au cours du deuxième trimestre 2013 annoncent alors le nombre d'individus contaminés par le virus à 13. En Arabie Saoudite, ce coronavirus NCoV a été détecté chez six personnes, dont quatre sont décédées. En Jordanie, deux individus ont été contaminés et ils ont tous succombé. En Allemagne, un Qatari est sorti de l'hôpital après avoir été traité pour cette maladie. Au Royaume-Uni, quatre cas ont été comptabilisés, dont trois membres d'une même famille ainsi qu'un Qatari. Sur les 13 victimes du nouveau coronavirus, 6 ont donc péri. Au vu de ce triste bilan, les autorités médicales ont pris conscience de l'extrême gravité de la maladie. Ne voulant pas prendre à la légère toute éventualité d'une propagation du virus, elles ont ainsi lancé une opération coordonnée de surveillance au niveau international.

Appel à vigilance pour toute forme inhabituelle d'infection respiratoire aiguë sévère

Dans le cadre de cet appel à la vigilance, les États membres sont appelés par l'OMS à informer et à sensibiliser tous leurs services médicaux sur le signalement du nouveau coronavirus NCoV. Il est ainsi de rigueur d'investiguer en profondeur toutes infections respiratoires aiguës sévères ainsi que de relever soigneusement d'éventuels éléments inhabituels lors du diagnostic de cette forme de maladie. À partir d'une minutieuse étude des parcours antérieurs effectués par les malades confirmés depuis septembre 2012, les autorités médicales ont réussi à localiser les zones géographiques considérées comme à risque. Elles englobent notamment les pays de la péninsule arabique ainsi que les pays voisins : Arabie Saoudite, Émirats Arabes Unis, Israël, Iran, Irak, Bahreïn, Jordanie, Liban, Koweït, Qatar, Syrie, Oman, Yémen et les territoires palestiniens. La communication est dès lors de mise dans le cas où de nouveaux contaminés sont détectés. Néanmoins, malgré cette forte méfiance des autorités médicales à l'encontre du nouveau coronavirus NCoV, le contexte ne justifie pas encore l'application de mesures drastiques comme les restrictions de déplacements ou d'échanges commerciaux, ni les dispositifs de dépistage aux points d'entrée.

Les risques de transmission interhumaine du nouveau coronavirus encore faibles

Ces premiers dispositifs mis en œuvre par l'OMS, l'ECDC et l'InVS révèlent donc l'importance de la détection du nouveau coronavirus NCoV. Il y a une décennie, le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a été tenu responsable de l'épidémie de pneumonie atypique sur la planète. Au bilan final, ce sont quelque 800 personnes qui ont perdu la vie en raison de la propagation de cette maladie. Le nouveau coronavirus NCoV est aujourd'hui considéré comme une souche proche du SRAS. Aussi, ce premier niveau d'alerte déclenché par l'ensemble des autorités sanitaires n'est que tout à fait légitime. Par ailleurs, le cas des malades contaminés par le NCoV au Royaume-Uni fait transparaître de nouvelles interrogations quant à son mode de transmission. 3 des 4 contacts qui y sont contaminés font partie de la même famille. 2 de ces derniers cas, qui n'avaient pas effectué de déplacement dans les zones considérées comme à risque, ne sont cependant qu'un syndrome pseudogrippal, une forme bénigne de la maladie. Ils ont donc été atteints par le virus au seul contact de celui qui a voyagé. Selon les conclusions des responsables médicaux locaux, la suspicion d'une transmission inter humaine du virus est fortement sous-entendue. En dépit de ces considérations, l'OMS et l'ECDC estiment que le risque d'une propagation inter humaine du nouveau coronavirus NCoV reste encore faible.




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