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La France est une mine d'or pour les start-ups



Publié par La Rédaction le 25 Novembre 2013

Les start-ups web de l'Hexagone réalisent une bonne partie de leurs activités à l'intérieur du territoire. Si certains parviennent à se faire une place en Europe, il est encore difficile pour ces entreprises de viser une place d'honneur sur les grands marchés du service informatique.



La Halle Freyssinet, futur incubateur de start-up dans le 13ème arrondissement (crédit : http://1000startups.fr/)
La Halle Freyssinet, futur incubateur de start-up dans le 13ème arrondissement (crédit : http://1000startups.fr/)
La France, là où naissent les start-ups

La France, particulièrement sa capitale est considérée comme un terrain propice à l'éclosion de start-ups. Ces petites entreprises naissantes opèrent principalement dans le domaine de l'Internet et fournissent entre autres, des services de téléchargement de vidéo, des mises à jour de carnet d'adresses, réalisent l’organisation de contact B To B pour les entreprises ou encore du marketing digital. Le groupe Startup Genome, un portail se spécialisant dans la réalisation d'études économiques sur ces PME révèle dans son classement des pays européens les plus actifs dans le domaine que Londres se trouve en tête des villes du vieux continent où le tissu économique représente une forte concentration de groupes web alors que Paris revendique logiquement la seconde place.

Les entreprises de services web de l'Hexagone sont réputées pour leur dynamisme. Le site Genome Startup estime que ces sociétés virtuelles doivent leur succès à la qualification de leurs dirigeants et à la jeunesse de leurs mains-d'œuvre. L'âge des dirigeants - se situant en moyenne à 32,21 ans contre 34,12 ans pour leurs homologues de la Silicon Valley - joue également dans cette réussite. Les auteurs de l'enquête affirment aussi que les infrastructures mises à la disposition des sites français leur facilitent grandement la tâche. Le groupe spécialisé dans les études et conseils, Deloitte confirme dans l'édition 2013 de son Palmarès annuel classant les PME d'Europe selon leur performance que la France compte dans le Top 500 des start-ups européennes quatre-vingt-dix entreprises contre soixante-quatorze pour Londres. La Française Sewan Communications se place même dans le Top 10 de ce classement.

Le marché international hors de portée ?

Le groupe consultant Deloitte révèle toutefois que les opérateurs français ne sont pas aussi brillants au niveau international. Les PME françaises ne font pas le poids face aux grands noms du secteur comme l'Américaine Match connue dans les services de rencontres en ligne. Les audiences des portails français les plus en vue comme Dailymotion ou  CCM Benchmark ne comptent pas comparées à celles des géants du marché. La comparaison n'a pas lieu d'être si l'on raisonne en termes de chiffre d'affaires. Les sociétés web françaises sont contraintes de s'allier ou de se faire racheter par de puissants groupes si elles veulent se faire un nom sur le marché planétaire. C'est le cas par exemple de Meetic qui a été absorbé par Match. On peut aussi parler du rachat de PriceMinister par Rakuten.

Les groupes français qui ont réussi l'exploit de s'imposer sur le marché international se comptent sur les doigts de la main. On peut par exemple citer le site Criteo spécialisé dans la publicité numérique. Fotolia avec sa banque de photos en ligne s'offre également une place d'honneur à l'échelle mondiale. Les responsables de ces entreprises virtuelles ont eu la bonne idée de s'implanter directement sur le territoire où ils désirent développer leurs activités. Il est de cette manière plus facile d'étendre son réseau. Des entrepreneurs français ont réussi leur intégration, mais tout le monde n'est pas aussi chanceux. Les autres ont buté sur le problème relatif à l'accès au financement.

Se tourner vers les autres pays européens et les pays émergents

Il est encore difficile pour les start-ups françaises de rivaliser avec les entreprises américaines, mais celles-ci peuvent dorénavant faire leurs armes en Europe notamment en Italie, en Espagne en Angleterre ou encore en Allemagne. Ces PME disposent encore d’une certaine marge de manœuvre si elles comptent s'appuyer sur le marché du vieux continent. Le site de commerce sur internet, VentePrivé n'a pas tardé à découvrir le filon. L'e-commerçant a comptabilisé 1,1 milliard d'euros de recettes l'année dernière. Ebuzzing a également su profiter de la flexibilité des démarches administratives dans cette région. Les professionnels du secteur assurent que les sociétés internet de l'Hexagone continueront à investir sur le marché européen. Ces spécialistes avertissent tout de même que le marché européen arrivera à saturation.

Les entreprises françaises peuvent dès à présent explorer d'autres pistes pour garantir leur croissance dans le futur. Le patron de Deezer, Axel Dauchez voit déjà son entreprise bien implantée dans les pays à fort potentiel de développement. Le spécialiste du téléchargement de musique entend profiter de la montée en puissance du streaming qui va redéfinir le découpage géographique du marché. Les sociétés web devront tâter le terrain dans les pays dits émergents comme l'Inde, la Chine, le Brésil et aussi les États du Moyen-Orient.




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