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L'Europe ne devrait-elle pas reprendre la course à l'espace ?



Publié par La Rédaction le 17 Janvier 2014

La conquête de l’espace a fait couler beaucoup d’encre par le passé ; l’effervescence semble être retombée, mais il est tout de même important de signaler quelques points essentiels indiquant que l’Europe est de nouveau prête à reprendre la course à l’espace.



L'ISS (credit : NASA)
L'ISS (credit : NASA)
Un secteur qui crée des emplois de manière exponentielle

Avant toute chose, il faut savoir que l'industrie de l'espace offre actuellement 35000 emplois directs dans toute l'Europe. Le ratio de création d'emplois dans ce domaine est de 1 à 20 : lorsqu'un nouvel emploi se crée, 19 autres gravitent automatiquement autour, qu'il s'agisse de services, de programmes de recherche ou encore de sous-traitance pour la production de diverses pièces, etc. Il est donc légitime de dire que l'industrie spatiale est un secteur pourvoyeur d'emplois en Europe.

La France : une panoplie complète en termes de compétences

Au sein de l’Europe,  la France dispose de toute la technologie et de toutes les compétences recherchées nécessaires. Les chercheurs français sont en effet parmi les meilleurs d’Europe. Pour preuve, le laboratoire Paul-Sabatier à Toulouse a été sollicité par la NASA quand cette dernière a mis sur pied son programme de visite de la planète Mars avec le robot Curiosity.
La filière spatiale française est une des plus performantes ; ses compétences sont universellement reconnues au niveau de la recherche et dans le secteur industriel.

La Russie dans la course

La Russie est également un pilier européen de la conquête de l’espace. Il est indispensable de rappeler par exemple que 40% des lancements mondiaux de vaisseaux dans l’espace ont été réalisés par la Russie, qui demeure jusqu’à l’heure le pays leader en ce qui concerne l’accès à l'espace. Le chef d'État Vladimir Poutine a placé à juste titre la conquête de l'espace parmi les priorités nationales. Il a même annoncé que les programmes spatiaux jusqu'en 2020 se verraient attribuer un fonds d'investissement de 39,6 milliards d'euros. Certes, il s'agit d'une somme relativement moyenne à l'échelle mondiale, mais amplement suffisante pour financer les recherches et attirer de nouveaux investisseurs

Les lanceurs de l'Europe : Ariane, Soyouz, Vega

L’Europe dispose aujourd’hui de trois lanceurs différents, qui font d’elle un continent entièrement indépendant par rapport à la conquête de l'espace. Le célèbre lanceur russe Soyouz, mondialement connu pour le lancement de Spoutnik, et qui a propulsé Youri Gagarine dans l'espace, est un des lanceurs les plus sollicités au monde, car sa fiabilité est reconnue dans le monde entier. En effet, ce lanceur a été le dénominateur commun de presque 1800 missions spatiales. Soyouz est d'ailleurs le pilier de la puissance spatiale russe : les pays au sein de la station spatiale internationale en dépendent pour réaliser des vols habités dans l'espace. Vient ensuite le lanceur Vega conçu pour les missions des agences spatiales qui envoient des satellites dans l'espace, des satellites dont la taille rapetisse d'année en année. La famille de lanceurs Ariane est par contre une famille de lanceurs de grande envergure, capables de recevoir des commandes de poids, comme le lancement de gros satellites de télécommunications. Dès Ariane 3, les lanceurs Ariane ont également pu réaliser des lancements doubles sur leurs bases.

ExoMars : un exemple concret de projet d'envergure... interplanétaire

L’aboutissement d’un projet tel l’ExoMars serait par exemple pour l’Europe un bond en termes de technologie. Rappelons-le ExoMars est un programme qui a pour but de lancer trois missions dans l’espace, pour envoyer un robot d’analyse et d’observation sur Mars, la planète voisine de la Terre convoitée par les humains. Ce projet est un exemple type de la coopération européenne pour la conquête de l’espace. L’agence spatiale russe Roscomos s’est déjà alliée à l’agence spatiale européenne. L’objectif d’ExoMars est de chercher les possibles indices de vie biologique présents sur la planète, que ce soit dans le passé ou aujourd’hui. Le programme vise également à détecter les différents gaz dans l’atmosphère de la planète Mars, et leur provenance. Enfin, le programme ExoMars permettra d'étudier comment l'environnement géochimique de cette planète évolue. Dans le cadre de ce projet, l'orbiteur et l'atterrisseur sont prévus pour un lancement durant l'année 2016, tandis que l'engin observateur, dénommé Rover ExoMars ne sera lancé qu'en 2018.
L’Europe a vraiment tous les atouts pour aller au bout des projets les plus ambitieux concernant la conquête de l’espace.
 















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